Direction terrestre
Durée
> 20 min
Description
Marche dans l’espace dans 2 états : hors-sol / terrestre
+ On va prendre l’espace et traverser deux zones :
A l’extérieur de la boussole, on est hors-sol : on marche et on évolue de manière “hors-sol”.
A l’intérieur de la boussole, c’est le terrestre.
Dans quel état de corps ça me met ? Cela peut être de manière tout à fait subtile.
+ On va prendre l’espace l’ensemble et faire la différence entre quand je suis à l’extérieur et quand je suis dans cette boussole : c’est parti.
On fait des va-et-vient. Dans quel état d'esprit ? dans quelle marche ? et quand j’en sors, qu’est-ce qui me vient, quand je re-rentre dedans ? Est-ce que c’est aussi différent qu’un on-off ? ou alors c’est un peu plus gris, trouble, et la frontière n’est pas si distincte que ça ?
Le dedans, et le grand dehors. Direction Mars, ou direction le terrestre. Il y a ceux qui veulent aller sur Mars, et ceux qui essayent d’atterrir dans la zone critique.
Leader-ombre hors-sol / terrestre
+ Vous allez repartir en leader-ombre avec la personne la plus proche de vous. La personne qui est devant va faire goûter à son ombre quel est son état d’esprit dans le terrestre, et quel est son état d’esprit dans le hors-sol. L’ombre se met dans les chaussons, dans les pas de son leader.
+ On suspend la marche. Les personnes qui sont en leader, est-ce vous auriez des qualificatifs, des adjectifs, des états d’esprit pour caractériser ce hors-sol et ce terrestre, dans quels états ils vous mettent ?
+ On change les rôles : le leader devient ombre, et l’ombre devient leader.
Après 2-3 min : vous allez pouvoir finir dans une ultime sculpture.
+ Les personnes qui sont en leader, est-ce vous auriez des qualificatifs, des adjectifs, des états d’esprit pour caractériser ce hors-sol et ce terrestre, dans quels états ils vous mettent ?
Le planétarium
On regarde tous·tes ensemble le planétarium proposé par Bruno Latour et dessiné par Alexandra Arènes.
+ Le point de départ est la planète “archaïque” : c’est tout ce qui est défini comme archaïque par les modernes, les temps anciens, avant la modernité.
+ Puis la modernité arrive, cette phase où on a pour ambition de se moderniser en tant que pays, nation, continent.
+ Et ensuite, le grand projet de modernisation du globe. Jusqu’ici, on va tous dans la même direction, il y a un grand projet de société qui est plus ou moins partagé par tous, mais on y va.
+ Un nouvel acteur fait son apparition : l’Anthropocène, parfois appelé Gaïa, qui est cette nouvelle situation géologique selon laquelle nos conditions d'habitabilité sont menacées. Ce sont les limites planétaires, le fait que la zone critique réagit à nos actions, ce qui jusqu’ici n’était pas le cas, c’était assez stable. D’un seul coup, tous les équilibres écosystémiques sont en danger. A partir de là, plusieurs réactions / bifurcations apparaissent :
+ On va prendre l’espace et traverser deux zones :
A l’extérieur de la boussole, on est hors-sol : on marche et on évolue de manière “hors-sol”.
A l’intérieur de la boussole, c’est le terrestre.
Dans quel état de corps ça me met ? Cela peut être de manière tout à fait subtile.
+ On va prendre l’espace l’ensemble et faire la différence entre quand je suis à l’extérieur et quand je suis dans cette boussole : c’est parti.
On fait des va-et-vient. Dans quel état d'esprit ? dans quelle marche ? et quand j’en sors, qu’est-ce qui me vient, quand je re-rentre dedans ? Est-ce que c’est aussi différent qu’un on-off ? ou alors c’est un peu plus gris, trouble, et la frontière n’est pas si distincte que ça ?
Le dedans, et le grand dehors. Direction Mars, ou direction le terrestre. Il y a ceux qui veulent aller sur Mars, et ceux qui essayent d’atterrir dans la zone critique.
Leader-ombre hors-sol / terrestre
+ Vous allez repartir en leader-ombre avec la personne la plus proche de vous. La personne qui est devant va faire goûter à son ombre quel est son état d’esprit dans le terrestre, et quel est son état d’esprit dans le hors-sol. L’ombre se met dans les chaussons, dans les pas de son leader.
+ On suspend la marche. Les personnes qui sont en leader, est-ce vous auriez des qualificatifs, des adjectifs, des états d’esprit pour caractériser ce hors-sol et ce terrestre, dans quels états ils vous mettent ?
+ On change les rôles : le leader devient ombre, et l’ombre devient leader.
Après 2-3 min : vous allez pouvoir finir dans une ultime sculpture.
+ Les personnes qui sont en leader, est-ce vous auriez des qualificatifs, des adjectifs, des états d’esprit pour caractériser ce hors-sol et ce terrestre, dans quels états ils vous mettent ?
Le planétarium
On regarde tous·tes ensemble le planétarium proposé par Bruno Latour et dessiné par Alexandra Arènes.
+ Le point de départ est la planète “archaïque” : c’est tout ce qui est défini comme archaïque par les modernes, les temps anciens, avant la modernité.
+ Puis la modernité arrive, cette phase où on a pour ambition de se moderniser en tant que pays, nation, continent.
+ Et ensuite, le grand projet de modernisation du globe. Jusqu’ici, on va tous dans la même direction, il y a un grand projet de société qui est plus ou moins partagé par tous, mais on y va.
+ Un nouvel acteur fait son apparition : l’Anthropocène, parfois appelé Gaïa, qui est cette nouvelle situation géologique selon laquelle nos conditions d'habitabilité sont menacées. Ce sont les limites planétaires, le fait que la zone critique réagit à nos actions, ce qui jusqu’ici n’était pas le cas, c’était assez stable. D’un seul coup, tous les équilibres écosystémiques sont en danger. A partir de là, plusieurs réactions / bifurcations apparaissent :
- Première - réaction, il y a ceux qui vont vers la cosmologie “sécurité” : ce qui se passe avec l’Anthropocène ne me plait pas, il y a des catastrophes, des migrations engendrées par ces catastrophes, des guerres de ressources… La solution “sécuritaire” est l’illusion de croire qu’on pourrait faire marche-arrière, qu’on pourrait revenir au local, ce qui était considéré avant comme archaïque, faire à petite échelle mais avec des barrières étanches, le local fermé qui garde les ressources ; mais on ne peut pas remonter le temps, et les virus, les vivants, les catastrophes ne respectent pas les frontières.
- Deuxième réaction, c’est le hors-sol, c’est Mars, c’est Exit, c’est Space X : la Terre est foutue, on renonce, on abandonne tout, alors on va terraformer Mars. Le problème est qu’elle n’est pas habitable, et que tout le monde ne pourra pas y aller.
- Autre destination : le terrestre. Comment on fait rentrer tous nos projets de développement dans les limites planétaires, en composant avec les intérêts des uns et des autres ? Comment ces intérêts s’intriquent, pour tourner le dos aux deux autres destinations “sécurité” et “exit” ? Il est à définir, et c’est le but des ateliers “Où atterrir ?” : quels sont mes intérêts ? Quels sont les intérêts des autres ? Et comment peut-on composer point à point de meilleures conditions d’habitabilité pour nous-mêmes, nos semblables et celleux qui arrivent, celleux qu’on va accueillir et les prochaines générations ?
Famille de protocole
- Pensée en action
- Protocole de corps
Modalité de groupe
Espace
Action

